Seconde visite à ce petit archipel proche de Porto Rico, avec un nouvel
équipage.
Le parcours sera nettement orienté vers la navigation intensive. Il
couvrira les trois principales îles Vierges Espagnoles : Culebra, Culebrita et Vieques.
Prologue : St Thomas
Le bateau a besoin de quelques pièces de rechange que je cherche sur toute
l'île. Tâche difficile : les quelques magasins d'accastillage et fournisseurs
en pièces moteurs ont peu de stock. Je finis par commander en ligne des pièces
qui me seront livrées en poste restante.
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Chez un accessoiriste pour moteurs : malgré les apparences, ce
n'est pas un musée
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Le catalogue doit dater d'Henry Ford...
L'équipage est tout à fait novice : arrivés respectivement de Suède et des
USA, Tufva et Craig viennent acquérir une première expérience en voile.
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Tufva et Craig sur Boreas
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En attendant les livraisons de matériel, nous tirons quelques bords
initiatiques au sud de St Thomas.
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Mouillage à Jersey Bay
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Jersey Bay : de nombreuses épaves datant du cyclone Irma
(2017)
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Frenchman's Bay : mouillage protégé par une barrière de corail
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Trace des premiers bords de l'équipage
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En attendant les pièces et une réparation sur le génois, nous prenons nos quartiers au mouillage de Hassel Island ouest, peu
fréquenté et proche de la marina de Crown Bay avec de nombreux services à
proximité.
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Hassel Island
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Une aigrette blanche, élégant visiteur
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Grain sur Crown Bay
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Culebra
20 février : première traversée, au portant par vent d'est 15 nœuds. Les 24
milles nautiques sont parcourus en un peu plus de 4 heures, jusqu'à
l'incontournable mouillage d'Almodovar.
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Traversée St Thomas - Culebra
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Bahia de Almodovar
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En nous calant au mieux sur la météo, nous allons faire le tour de
l'île, entièrement à la voile. Les capacités de remontée au près de
Boreas sont certes limitées, mais nous arrivons à tirer des bords tout à
fait acceptables. C'est un bon entraînement pour l'équipage.
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Escale à Culebrita
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La plage et le phare espagnol pour nous seuls
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Cap au nord vers la plage très prisée de Bahia Flamenco. Nous passons
entre les grains, parfois spectaculaires.
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Ce n'est pas un arcus méditerranéen, mais on préfère rester à l'écart
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Bahia Flamenco : quelques rares ferries touristiques venus de
Porto Rico
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Le mouillage n'est pas encombré. Et c'est un dimanche !
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Il reste à contourner Culebra par l'ouest et le sud, contre le vent.
Boreas ne s'en tire pas mal en profitant de l'orientation changeante du
vent. En deux bords de près bon plein, nous rejoignons l'entrée de la
rade de Culebra.
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Nombreux cailloux sur la côte nord
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Trace du louvoyage autour de Culebra
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C'est la bonne surprise du jour : l'équipage pêche à la traîne et prend
un thazard de 15 kg. Il nous fera presque une semaine de repas.
Il faut malgré tout refaire un approvisionnement. Le mouillage de Cayo
Pirata, le haut ponton à annexes, l'épicerie Milka, le canal vers la
Bahia Sardinas deviennent familiers.
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Vers le fond de la rade, Cayo Pirata
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Le canal vers la mer
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Chez Milka
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Le ponton à annexes, et un précieux container à
poubelles
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Vieques
24 février : deuxième traversée nord-sud vers Vieques. Le vent est modéré à 10
nœuds, l'allure est davantage du près bon plein que du travers, mais
Boreas avance bien à 5 nœuds.
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Trace de la traversée Culebra-Vieques
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Contournement de la pointe est de Vieques
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Le premier mouillage praticable sur la côte sud est un vaste lagon, un
Almodovar en 10 fois plus étendu. L'entrée est délicate car il y a très
peu de fond. Nous suivons soigneusement la route conseillée sur la
carte. Le sondeur indiquera une profondeur minimale de 2,40 m.
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Notre trace à l'entrée de la baie Ensenada Honda, entre les hauts-fonds |
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Une immensité, pratiquement pour nous seuls
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Le rivage est essentiellement constitué de mangrove dessinant de petites
criques et de profonds bras de mer. Nous prenons l'annexe pour une
excursion dans ce milieu totalement sauvage.
Le plus spectaculaire est à venir dans la soirée et ne doit rien au lieu : un panache extraordinairement lumineux, sans un bruit, s'élève soudain à l'horizon vers le nord-ouest.

C'est une fusée SpaceX lancée depuis Cap Canaveral en Floride... dont nous sommes distants de 2 000 km !
Nous poursuivons vers l'ouest de Vieques. Le vent a nettement fraîchi à 18 nœuds établis ; nous faisons route au portant sous voilure réduite à 1 ris, en évitant de très nombreux casiers à peine signalés. Il ne faut que 2 heures pour couvrir la distance jusqu'à Esperanza, principale ville du sud de l'île.
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| Trace d'Ensenada Honda à Esperanza |
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| Mouillage à Esperanza |
Nous espérions pouvoir visiter la fameuse crique bioluminescente située juste à côté. Nous devons y renoncer : la zone est interdite aux bateaux privés, et les tour-operators demandent des prix exorbitants. Nous nous limitons à une petite visite à terre.
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| Esperanza : la zone de mouillage |
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| Vue directe sur Boreas |
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| Décor un peu Tex-Mex |

Esperanza marque notre destination la plus occidentale sur Vieques. Il faut désormais repartir vers l'est et donc remonter le vent avec une météo agitée : vent établi à 18 nœuds, rafales jusqu'à 22 nœuds, ciel couvert avec fortes averses, mer bien formée avec creux de 2 mètres au moins. Toujours sous voiles réduites à 1 ris, Boreas nous surprend en étalant la houle à des vitesses de 6 à 8 nœuds.
Après une nouvelle escale à Ensenada Honda, nous tirons encore un bord au large avant de mettre le cap au nord vers Culebra. Après la pointe est de Vieques, nous sommes par vent travers 19 nœuds et Boreas bat ses records avec une vitesse atteignant les 10 nœuds.
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| Trace du louvoyage d'Esperanza à Culebra |
Au terme de cette troisième traversée, nous prenons le mouillage dans le lagon au sud de l'entrée de la rade de Culebra, avant une petite visite alimentaire chez Milka et notre dernière nuit dans les îles Vierges Espagnoles.
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Bahia Dakiti, à l'entrée de la rade
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| Bref retour à Cayo Pirata |
1er mars : la quatrième traversée est celle du retour vers St Thomas. Nous profitons d'une légère inflexion sud du vent pour tirer un long bord vers le nord. En cours de route, le vent s'assagit un peu et le ris est largué.
A une vitesse moyenne de 5,5 nœuds, nous atteignons en un peu plus de 5 heures l'extrémité ouest de St Thomas : retour aux Vierges Américaines.
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| St Thomas en vue |
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| Cockroach Island, un des nombreux cailloux de la côte nord de St Thomas |
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| La trace de la traversée Culebra-St Thomas |
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Mouillage à Sandy Bay sur la côte nord-ouest de St Thomas
A suivre
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