09 mars 2026

Îles Vierges Espagnoles - 2

Seconde visite à ce petit archipel proche de Porto Rico, avec un nouvel équipage. 

Le parcours sera nettement orienté vers la navigation intensive. Il couvrira les trois principales îles Vierges Espagnoles : Culebra, Culebrita et Vieques.




Prologue : St Thomas

Le bateau a besoin de quelques pièces de rechange que je cherche sur toute l'île. Tâche difficile : les quelques magasins d'accastillage et fournisseurs en pièces moteurs ont peu de stock. Je finis par commander en ligne des pièces qui me seront livrées en poste restante.

Chez un accessoiriste pour moteurs : malgré les apparences, ce n'est pas un musée

Le catalogue doit dater d'Henry Ford...

L'équipage est tout à fait novice : arrivés respectivement de Suède et des USA, Tufva et Craig viennent acquérir une première expérience en voile.

Tufva et Craig sur Boreas

En attendant les livraisons de matériel, nous tirons quelques bords initiatiques au sud de St Thomas. 



Mouillage à Jersey Bay

Jersey Bay : de nombreuses épaves datant du cyclone Irma (2017)


Frenchman's Bay : mouillage protégé par une barrière de corail










Trace des premiers bords de l'équipage
En attendant les pièces et une réparation sur le génois, nous prenons nos quartiers au mouillage de Hassel Island ouest, peu fréquenté et proche de la marina de Crown Bay avec de nombreux services à proximité.

Hassel Island


Une aigrette blanche, élégant visiteur 

Grain sur Crown Bay















Culebra

20 février : première traversée, au portant par vent d'est 15 nœuds. Les 24 milles nautiques sont parcourus en un peu plus de 4 heures, jusqu'à l'incontournable mouillage d'Almodovar. 

Traversée St Thomas - Culebra

Bahia de Almodovar

En nous calant au mieux sur la météo, nous allons faire le tour de l'île, entièrement à la voile. Les capacités de remontée au près de Boreas sont certes limitées, mais nous arrivons à tirer des bords tout à fait acceptables. C'est un bon entraînement pour l'équipage.



Escale à Culebrita

La plage et le phare espagnol pour nous seuls



Cap au nord vers la plage très prisée de Bahia Flamenco. Nous passons entre les grains, parfois spectaculaires.

Ce n'est pas un arcus méditerranéen, mais on préfère rester à l'écart

Bahia Flamenco : quelques rares ferries touristiques venus de Porto Rico

Le mouillage n'est pas encombré. Et c'est un dimanche !

Il reste à contourner Culebra par l'ouest et le sud, contre le vent. Boreas ne s'en tire pas mal en profitant de l'orientation changeante du vent. En deux bords de près bon plein, nous rejoignons l'entrée de la rade de Culebra.


Nombreux cailloux sur la côte nord

Trace du louvoyage autour de Culebra

C'est la bonne surprise du jour : l'équipage pêche à la traîne et prend un thazard de 15 kg. Il nous fera presque une semaine de repas.


Il faut malgré tout refaire un approvisionnement. Le mouillage de Cayo Pirata, le haut ponton à annexes, l'épicerie Milka, le canal vers la Bahia Sardinas deviennent familiers.

Vers le fond de la rade, Cayo Pirata



Le canal vers la mer

Chez Milka



Le ponton à annexes, et un précieux container à poubelles





Vieques

24 février : deuxième traversée nord-sud vers Vieques. Le vent est modéré à 10 nœuds, l'allure est davantage du près bon plein que du travers, mais Boreas avance bien à 5 nœuds. 




 


Trace de la traversée Culebra-Vieques

Contournement de la pointe est de Vieques

Le premier mouillage praticable sur la côte sud est un vaste lagon, un Almodovar en 10 fois plus étendu. L'entrée est délicate car il y a très peu de fond. Nous suivons soigneusement la route conseillée sur la carte. Le sondeur indiquera une profondeur minimale de 2,40 m.


Notre trace à l'entrée de la baie Ensenada Honda, entre les hauts-fonds

Une immensité, pratiquement pour nous seuls


Le rivage est essentiellement constitué de mangrove dessinant de petites criques et de profonds bras de mer. Nous prenons l'annexe pour une excursion dans ce milieu totalement sauvage.














Le plus spectaculaire est à venir dans la soirée et ne doit rien au lieu : un panache extraordinairement lumineux, sans un bruit, s'élève soudain à l'horizon vers le nord-ouest. 


C'est une fusée SpaceX lancée depuis Cap Canaveral en Floride... dont nous sommes distants de 2 000 km !


 
Nous poursuivons vers l'ouest de Vieques. Le vent a nettement fraîchi à 18 nœuds établis ; nous faisons route au portant sous voilure réduite à 1 ris, en évitant de très nombreux casiers à peine signalés. Il ne faut que 2 heures pour couvrir la distance jusqu'à Esperanza, principale ville du sud de l'île.


Trace d'Ensenada Honda à Esperanza

Mouillage à Esperanza
Nous espérions pouvoir visiter la fameuse crique bioluminescente située juste à côté. Nous devons y renoncer : la zone est interdite aux bateaux privés, et les tour-operators demandent des prix exorbitants. Nous nous limitons à une petite visite à terre.

Esperanza : la zone de mouillage






Vue directe sur Boreas
Décor un peu Tex-Mex






Esperanza marque notre destination la plus occidentale sur Vieques. Il faut désormais repartir vers l'est et donc remonter le vent avec une météo agitée : vent établi à 18 nœuds, rafales jusqu'à 22 nœuds, ciel couvert avec fortes averses, mer bien formée avec creux de 2 mètres au moins. Toujours sous voiles réduites à 1 ris, Boreas nous surprend en étalant la houle à des vitesses de 6 à 8 nœuds.

 




Après une nouvelle escale à Ensenada Honda, nous tirons encore un bord au large avant de mettre le cap au nord vers Culebra. Après la pointe est de Vieques, nous sommes par vent travers 19 nœuds et Boreas bat ses records avec une vitesse atteignant les 10 nœuds. 

Trace du louvoyage d'Esperanza à Culebra
Au terme de cette troisième traversée, nous prenons le mouillage dans le lagon au sud de l'entrée de la rade de Culebra, avant une petite visite alimentaire chez Milka et notre dernière nuit dans les îles Vierges Espagnoles.

Bahia Dakiti, à l'entrée de la rade


Bref retour à Cayo Pirata

1er mars : la quatrième traversée est celle du retour vers St Thomas. Nous profitons d'une légère inflexion sud du vent pour tirer un long bord vers le nord. En cours de route, le vent s'assagit un peu et le ris est largué. 


 

A une vitesse moyenne de 5,5 nœuds, nous atteignons en un peu plus de 5 heures l'extrémité ouest de St Thomas : retour aux Vierges Américaines.

St Thomas en vue


Cockroach Island, un des nombreux cailloux de la côte nord de St Thomas

La trace de la traversée Culebra-St Thomas

Mouillage à Sandy Bay sur la côte nord-ouest de St Thomas

A suivre













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