Nous avions visité les Îles Vierges Américaines en 2019 : sept ans déjà ! Boreas va entamer sa nouvelle destinée par ce petit paradis très exclusif.
En prologue, un long convoyage depuis Trinidad, où il est resté à l'abri pendant la saison cyclonique.
Trinidad : la mise à l'eau
Boreas caréné, prêt à retrouver son élément
Différents corps de métier se sont affairés depuis 2 mois pour une mise à jour des équipements essentiels : nouveaux panneaux solaires, batterie lithium, nouveaux régulateurs, et une grosse révision des moteurs.
Echangeur, démarreur, pompe à eau, embrayage : révisés ou changés
Comme la sortie d'eau, la mise à l'eau est un vrai cérémonial mettant en jeu le chariot construit maison : à l'usage, ça fonctionne !
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| Au mouillage en baie de Chaguaramas |
Il reste à accueillir mon équipage venu des USA et de quitter cette zone fangeuse dès que possible.
31 décembre : après de pénibles formalités douanières, une première étape sous voiles permet à l'équipage de prendre le bateau en mains.
Notre première et dernière étape à Trinidad sera Scotland Bay : cadre idéal pour cette soirée de Nouvel An.
Grenade
En fait de réveillon, nous reprenons la mer dès 21 h : route sous voiles réduites à 1 ris, vent 13 nœuds, rafales à 20 nœuds, courant porteur 1,5 nœud, bonne vitesse à 7 nœuds. Grenade est en vue dès le matin.
Nous sommes à St George's à 11 h : mouillage dans la vaste baie pour la vraie préparation de la traversée vers les Îles Vierges.
Outre l'approvisionnement en nourriture, une réparation s'impose d'urgence : les pattes de fixation des bossoirs sont sévèrement fissurés.
Je trouve un soudeur qui va (au prix de l'or...) fabriquer des pièces de remplacement. En attendant de les recevoir, l'équipage visite la ville colorée. Charles déploie ses talents de photographe.
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| Dernière soirée à Grenade |
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| La cambuse sera bien remplie |
Les pièces inox arrivent juste avant la fenêtre météo prévue pour la traversée.
La traversée
6 janvier, 16 h : non seulement Boreas n'est pas un bateau rapide, mais le vent ne dépasse pas les 10 nœuds lors du départ de Grenade. Après 1 h 30 au moteur pour nous dégager du dévent des reliefs, nous sommes sous voiles hautes, contre un courant de plus d'un demi- nœud. Celui-ci s'atténue en fin de journée et nous atteignons une vitesse de 5 nœuds au largue.
C'est une traversée tranquille, bien loin du train d'enfer vécu avec Shrubb sur ce même parcours en 2014. Au deuxième jour, le vent ne dépasse pas les 10 nœuds et tombe parfois jusqu'à 7 nœuds. L'allure de largue nous permet cependant de garder une vitesse acceptable entre 4 et 5 nœuds.
Au troisième jour, le vent s'accorde quelques pointes à 14 nœuds mais c'est de courte durée. Il faudra faire route au moteur 15 à 20 minutes à deux reprises pour continuer à avancer.
Quatrième jour : le vent fraîchit un peu et reste au-dessus de 13 nœuds. Notre vitesse s'améliore : 6 puis 7 nœuds, et même un peu plus. A 19 heures, alors que la nuit tombe, nous contournons la pointe est de l'île américaine de St Croix.
C'est presque un sprint final jusqu'à St Thomas que nous atteignons dans la nuit à 1h30 du matin. Avec l'équipage en vigie à l'avant, et sous contrôle radar, nous jetons l'ancre dans Pacquereau Bay, juste à l'entrée du port de Charlotte Amalie.
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| La trace de Grenade à St Thomas |
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| Pacquereau Bay au petit matin |
La traversée depuis Grenade a duré 3 jours et 9 heures pour 416 milles nautiques, soit une moyenne de 5,1 nœuds. Les inévitables avaries se résument à 2 pompes de cale à remplacer et une fuite d'eau douce sur le chauffe-eau.
Charles, suivi d'Andy, débarque dans les jours suivants, non sans avoir rempli un nouvel album photos.
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| Le port de Charlotte Amalie et ses paquebots |
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| Les bons barbecues garantis US |
Merci à Charles pour son importante contribution en images
















































































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