29 avril 2019

Chesapeake : remontée au nord avant transat

Transat ouest-est 2019 - 1

Il y avait un prologue américain à la grande traversée : une escale technique à Annapolis, au nord de la baie de Chesapeake, et une escale de prestige envisagée à New York, mais qu'il faudra annuler en raison de la météo.



  


Le parcours de Norfolk à la baie du Delaware

Norfolk : Cobb's Marina

Norfolk, Virginie (USA), 21 avril : le bateau est presque en état. La drisse de génois rompue a été repassée en tête de mât au chantier de Cobb's Marina et les pompes de cale bâbord sont réparées. Les chariots de grand-voile sont commandés en urgence, ils seront livrés à Annapolis où doit être reprise la fixation défectueuse de l'hydrogénérateur. De toutes façons, dans les chenaux de la baie de Chesapeake, les voiles ne sont guère utiles !

L'équipage est au complet avec l'arrivée de Luis et Julien, nous pouvons partir.


Nous faisons route au moteur, en déroulant parfois le génois. Il faudra 2 jours et demi, et 2 escales au mouillage, pour atteindre Annapolis sur une distance totale de 139 milles nautiques.

 

Gare aux
crab-pots !
... et aux cargos !
On reste si possible dans le chenal
Des dangers signalés partout

Mouillages abrités
en fonction du vent



Nous sommes un peu retardés à l'arrivée à Annapolis par un contrôle des Coast Guards, vérification du matériel de sécurité surtout : il ne manque qu'une affiche sur les règles anti-pollution, obligatoire aux USA, que je m'empresserai d'apposer.


Je retrouve avec plaisir Miles qui nous attend sur le ponton de la marina Bert Jabin Yacht Yard à Annapolis. Lui qui m'a posé le Watt & Sea aux BVI a son quartier général ici, d'où cette escale.

En escale à Annapolis

Jabin's Yard : 4 travelifts
Un vaste port à sec
  
La pose de la pièce complémentaire est rondement menée. Dans le même temps, je fais de nouveau intervenir un gréeur car la drisse de génois n'est pas passée par la bonne sortie de mât et bloque l'enrouleur. C'est enfin au point. Mes chariots de grand-voile sont livrés et je les pose avec l'aide efficace de l'équipage.










 Repose de la drisse de génois


En 48 heures nous pourrions partir, mais la météo ne nous laissera pas faire si facilement : forte perturbation annoncée dans 2 jours sur le trajet prévu vers New York. Nous sommes coincés à Annapolis 3 jours de plus, et il sera trop tard pour rejoindre New York si je veux garder un timing correct pour ma transat. De plus, nous risquerions fort d'être également bloqués à New York les jours suivants. Ce n'est vraiment pas la bonne saison pour naviguer dans cette région au climat si rude.



Nous profitons de cette prolongation de l'escale pour compléter l'avitaillement et entreprendre quelques travaux supplémentaires. Julien prend en charge l'annexe qui a 4 nouveaux points de fuite (!) et arrive à les étancher complètement. Luis et moi nous occupons de la marche cassée du passavant bâbord. Quelques serrures d'équipets sont changées. Le vent souffle fort mais la marina est bien protégée.

28 avril : le grand départ. Il faut monter tout au nord pour embouquer le canal Chesapeake-Delaware, puis redescendre la large baie du Delaware avant d'atteindre l'océan.


Le pont William P. Lane,
au nord d'Annapolis
182 pieds (55 m) : ça passe !
Au nord de la baie de Chesapeake              
    
Encore 2 jours de canaux et une nuit au mouillage, sous un ciel gris et légèrement pluvieux. Record de froid : 9°C au réveil !

Bohemia River : dernier mouillage avant l'océan

Le ciel s'éclaircit à l'entrée du canal Chesapeake-Delaware, aux rives boisées et habitées d'élégants cottages : les plus beaux paysages que nous ayons vus dans cette région.

L'entrée ouest du canal Chesapeake-Delaware









La petite ville de Chesapeake



La sortie est du canal Chesapeake-Delaware

La baie du Delaware : un autre genre de paysage...


Le 29 au soir, nous sommes en mer et commençons véritablement la traversée de l'Atlantique.
 
A suivre ici
  

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