8 avril 2015

Fraîche sortie d'avril

Première escapade de l'année pour la semaine de Pâques. 

Un gros coup de mistral barre la route des îles d'Hyères, donc Armelle et moi mettons cap à l'est pour quelques jours le long de la côte d'Azur.

Belles lumières printanières, mais vraiment ce n'est pas chaud...



 

Aventures au mouillage

Shrubb a désormais comme port d'attache Port-Grimaud, qui s'est avéré être le refuge idéal lors des coups de vent, le port des Issambres s'étant révélé inadapté.

La bouée des Issambres sera une bonne alternative pour les courts séjours par météo clémente entre deux navigations.
Amarré à Port-Grimaud
Nous embarquons le 1er avril et nous avons droit à un drôle de poisson : les derniers jours de mistral ont provoqué un emberlificotement inextricable des aussières et de l'élingue frappées sous la bouée de corps-mort qui n'a pas vraiment été prévue pour ça.




Il faudra 2 heures de lutte pour nous libérer : après de vaines tentatives de détricotage depuis l'annexe, les aussières sont larguées du bateau. N'étant plus sous tension, les amarres sont dénouées non sans mal et récupérées, puis je rejoins Shrubb piloté par Armelle qui me remonte à bord : la manœuvre est assez réussie !

Départ en trombe pour Cannes



Le départ est fulgurant : dès le dévent de la côte passé, un mistral à 33 nœuds nous pousse à 9 nœuds sous génois seul. Mais avant même d'arriver au Drammont, le vent tombe et s'inverse : moins de 5 nœuds d'est, nous finissons au moteur pour mouiller en baie de Cannes.
 
Devant la Croisette

Après une nuit sous couette et couvertures (et même une bouillotte pour Armelle), le lever du jour éclaire le plan d'eau lisse comme un miroir et réchauffe peu à peu l'ambiance.
 
 
 

Nous prenons la passe entre le Palm Beach et l'île Ste Marguerite, puis hissons les voiles en direction du cap d'Antibes.







2,5 m de fond au milieu de la passe


Louvoyage vers Villefranche-sur-Mer

Contre un petit vent d'est à 10 nœuds, nous tirons des bords au large de la Baie des Anges.

Armelle officier de quart

Les Alpes enneigées au-dessus de Nice
L'entrée de la rade de Villefranche
La réglementation étant assez rigoureuse dans la rade de Villefranche-sur-Mer, je préfère demander à la capitainerie du port de la Darse où il est permis de mouiller sur ancre. On nous autorise la baie de l'Espalmador, sur la rive est, assurément le plus beau décor de la côte d'Azur. 
 
 





Le lendemain matin, nous découvrons un "petit" paquebot, moins de 200 m et clientèle haut de gamme...

Le "Sovereign", compagnie Pullmantur
Villefranche : la vieille ville au soleil levant

Nous quittons la rade sous le même petit vent d'est, en poursuivant au nord-est vers l'Italie.










Terminus à Roquebrune Cap Martin

Après avoir tiré un grand bord au large, nous revenons sur la côte pour atteindre le cap Martin en un seul bord de près.
 
Monaco sous les nuages
Cuisine en navigation
Mouillage devant Roquebrune Cap Martin
Pendant nos deux jours à Roquebrune en ce week-end de Pâques, nous sommes le seul bateau à part un petit motor-yacht qui jette l'ancre le temps d'un déjeuner : le temps est franchement froid et n'incite apparemment pas à la balade.
 
Fanny rend visite à sa maman
Un nouveau type de chaussures de bateau...
Les palaces du Cap Martin
Menton et la frontière italienne
  Les nouveaux panneaux solaires chargent bien

Le retour : fluide glacial

Le vent se renforce et amène une houle de plus en plus inconfortable. Nous allons donc de nouveau nous réfugier à Villefranche. La navigation est nettement plus musclée : le vent est passé ouest à 22 nœuds, contre la houle qui reste résolument d'est. Il faut de nouveau tirer des bords de près sous voilure réduite, avec pas mal de surfs à 10 nœuds.

Mer hachée sous la grisaille

Tenue de combat
La remontée vers Villefranche est difficile sur les derniers milles et demande l'appoint des deux moteurs pour éviter de tirer des bords jusqu'à la nuit. Nous reprenons avec soulagement le même mouillage à Espalmador, toujours quasi-désert, en évitant de justesse une bande pluvieuse qui nous atteindra après la manœuvre. Nous allons passer la nuit la plus réfrigérante depuis le départ : 13° dans le carré au réveil du lendemain, 2 ou 3° de moins dans les cabines en contrebas...

Un froid soleil accompagne notre dernière étape de retour, dans des conditions de navigation beaucoup plus confortables: vent travers-largue 9 à 10 nœuds, nous mettons 6 heures pour ces 35 milles, bâbord amures tout du long.








Le cap d'Antibes


Au sud de l'île St Honorat

Nous arrivons aux Issambres en milieu d'après-midi, par vent de sud et mer passablement agitée qui ne facilite pas le débarquement en annexe. 
 

Essayons de ne pas trop penser aux tropiques, où nous naviguions il y a un an à la même époque !

Au moins cette première sortie aura permis de tester notre art de la prise et surtout du largage de bouée, et les nouveaux équipements : avec le nouveau guindeau, le mouillage est devenu un vrai plaisir !

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