30 avril 2015

Découverte de la Mer Ionienne

Convoyage Grèce 2015 - 4

La Mer Ionienne : limitée par la Sicile à l'ouest, le golfe de Tarente au nord et l'Épire à l'est, c'est le centre de gravité de la Grèce antique. 

Pour nous c'est une traversée comme on en rêve : du vent presque d'un bout à l'autre, un ciel clément et pas le moindre problème technique.




26 avril, Taormina, Sicile : l'ancre est remontée à 18h. Le vent ne viendra qu'au cours de la nuit et nous rechargeons réservoirs, batteries et chauffe-eau pendant quelques heures de moteur, en longeant le sud de la botte italienne.



Alors que les côtes de Sicile s'éloignent, nous croisons encore des cargos faisant route dans le prolongement du détroit de Messine.
 

Constatation nouvelle à l'approche de plusieurs groupes de chalutiers : la plupart sont maintenant munis de transpondeurs AIS, ce qui nous facilite beaucoup la veille nocturne.

A 3h du matin, le vent de sud-ouest atteint les 8 nœuds et nous mettons sous voiles. D'abord au grand largue puis par travers-largue, Shrubb accélère et tient les 8 nœuds au lever du jour. 


              Et on s'éclate...

Une fois à l'écart de la route des cargos, nous ne faisons guère de rencontres, la mer est déserte.

Quelques dauphins au loin

Sur les 24 premières heures, nous avons parcouru 173 milles. Le vent fraîchit régulièrement et nous réduisons à un ris en fin de journée. Dans la nuit, le vent atteint 20 nœuds au près bon plein avec rafales à 25 et nous réduisons encore. 


A la fin de cette seconde nuit, nous sommes en vue des premières îles grecques.

Nous avançons nos montres d'une heure et hissons le pavillon hellénique.






Souquez, matelots !
Nous affalons à l'entrée du chenal de Preveza, bien balisé, qui mène aux ports et au Golfe d'Amvrakikos (ou Ambracie).

La côte à hauteur de Preveza et l'entrée du chenal

Preveza, rive est
Nous passons devant la marina Cleopatra, en face de Preveza : c'est notre but ultime mais nous avons 2 jours d'avance et nous allons flâner un peu dans les environs.

Cleopatra Marina
Le Golfe d'Amvrakikos s'étend profondément dans les terres à l'est de Preveza. Nous suivons la passe balisée puis de nombreuses fermes marines avant d'arriver dans un vaste fond de baie, devant le petit port de Vonitsa.

Les ports à sec d'Aktio et Cleopatra
Golfe d'Amvrakikos : fermes marines
Collection d'épaves
Vonitsa, au pied de son château vénitien
Mouillage grand confort devant le port
Nous jetons l'ancre en fin de matinée dans un somptueux décor de criques, de reliefs et de vestiges historiques. Nous avons parcouru 279 milles depuis la Sicile, la plus longue traversée du parcours depuis la côte varoise.


Il nous reste 2 nuits avant de laisser Shrubb à la marina. Nous débarquons pour une petite visite de la ville. L'ambiance est tranquille, les contacts avec la population sont chaleureux mais pas toujours aisés car peu de gens parlent anglais, encore moins français ou quoi que ce soit d'autre que le grec. Malgré les ressources du langage des mains ou même de petits dessins, il nous faudra renoncer à trouver un tire-fil pour recâbler le projecteur de cockpit. Quant aux vins locaux... nos premières dégustations ne sont guère engageantes, il faudra trouver mieux !




Le château du XIème siècle, byzantin, turc puis vénitien dans son état actuel, est malheureusement fermé à la visite. D'après ce que nous avons pu savoir, des travaux de restauration seraient programmés dans des délais imprécis.

  

Porte close !





Dernière nuit à bord
30 avril : Alain nous quitte pour rejoindre Athènes et son vol pour Paris. Mohamed et moi levons l'ancre pour rejoindre Cleopatra Marina où Shrubb est amarré en milieu de matinée.


Au terme de cette ultime étape, nous avons parcouru 956 milles depuis Les Issambres. Les conditions ont été excellentes, le bateau n'a pas souffert et il n'y a guère de travaux à prévoir avant notre périple grec prévu en juin : juste un câble de commande moteur à remplacer par précaution. Cette marina, un peu isolée, semble un abri sûr pour le mois à venir.


 

1 commentaire:

  1. Bonjour Olivier, heureux de voir que tout s'est bien déroulé.
    En relisant votre périple, je confirme que j'aurais mieux fait de partir avec vous... ;-)
    Passés 3 jours avant vous, nous n'avons marché presque qu'au moteur et n'avons presque pas fait d'escale...
    Au plaisir de naviguer de nouveau à bord de Shrubb!
    Cédric

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