18 octobre 2019

Fin de saison en Italie

Septembre : je reprends possession de Powhatan après la saison de location. Convoyage vers Navy Service (Port-Saint-Louis du Rhône) pour sortie d'eau, puis retour à Port-Fréjus et départ à 2 couples, Françoise et Dominique, Armelle et moi, pour la Côte d'Azur et l'Italie.








Séquence travaux


18 jours ont été nécessaires à Navy Service pour une grande remise en état : carénage, révision complète des moteurs (dont un changement de sail-drive), dépose et révision des voiles, intervention sur le dessalinisateur, et quelques travaux sur le gréement.





À sec à Navy Service

 

Convoyage Retour

Dominique m'accompagne pour ramener le bateau à Fréjus : belle balade en 2 jours par beau temps et entièrement sous voiles. 

  

                             Au large du cap Camarat

Tout n'est pas encore en ordre car le capteur d'angle du pilote est défectueux et nous sommes sous pilote de secours ; mais celui-ci a lui aussi quelques ratés. Après quelques bricolages, je parviens à remettre provisoirement en service le pilote principal. Autre constatation : la capacité des batteries a considérablement chuté. Elles n'ont pas supporté la dernière période de location et sont en fin de vie, bien que très récentes : remplacement à prévoir avant la prochaine transat.

Escale à Port-Fréjus

L'équipage

Une première : une équipière à quatre pattes !
    
Françoise, Dominique... et Haby !
L'Amirale et le capitaine

Équipement règlementaire de rigueur...

Première séquence Côte d'Azur


3 octobre : départ de Port-Fréjus grand-voile haute sous un petit vent d'ouest, cap à l'est. 

Le Drammont et l'Île d'Or



Mouillage en fin de matinée sur le site prestigieux des îles de Lérins, où nous débarquons pour une promenade sur Saint-Honorat.






4 octobre : 3 petites heures par vent faible, sous voiles avec appui intermittent au moteur, nous amènent à la rade de Villefranche. Mouillage dans l'anse d'Espalmador pour une visite en ville.




Lever du jour sur Villefranche-sur-Mer

5 octobre : journée sous voiles par vent d'ouest force 3 en poursuivant notre progression vers l'est. Avec sa carène propre, Powhatan avance bien dans le petit temps ; il faudra juste une demi-heure d'appui au moteur à la fin des 14 milles pour arriver à Menton où nous jetons l'ancre entre le Vieux Port et le port de Garavan.

Menton : entre les deux ports

La frontière et la côte italienne

Le vieux Menton au petit matin

Première séquence italienne


6 octobre : le vent est aux abonnés absents. Nous entrons dans les eaux italiennes et atteignons Sanremo en 2 heures de moteur. Je prends une place le long du quai visiteurs (gratuit) du port municipal (Porto Pubblico), désert à notre arrivée mais qui va vite se remplir. 




Sanremo : Porto Pubblico

Il y a bien une pancarte indiquant une limitation aux bateaux de moins de 12 m... En ce dimanche personne ne nous dit rien, on verra bien le lendemain. 












Ce quai sans aucun luxe est animé par les allées et venues des pêcheurs et de nombreux régatiers venus par dizaines et qui mettent leurs montures à l'eau.




...Et le lendemain, je vais m'enregistrer à la capitainerie et on me demande aimablement de quitter les lieux. Nous prenons donc une place à la marina de Portosole, en face, là où j'avais fait escale lors d'un mémorable périple hivernal il y a 10 ans (cf. golfe de Gênes 2010). Changement d'ambiance : super-yachts, unités de prestige, et pas gratuit du tout ! Pas de doute, on est sur la Riviera. 

Sanremo : Portosole


Ce port est impeccable mais quelque peu impersonnel, et surtout il faut faire des kilomètres à pied pour atteindre la capitainerie et le centre-ville. 






Visite obligée du fameux marché couvert

Recette italienne :
saveurs au sommet et prix au plancher



Jet d'eau rose : il fallait oser...

Seconde séquence Côte d'Azur

 


8 octobre : retour à Menton sous un vent force 2 en alternant voiles et moteur, et nous reprenons le mouillage entre les deux ports pour 4 jours, avec d'agréables visites à bord.




Un nouveau matelot...

Dîner à bord en famille

Je profite de cette escale et du temps calme pour reprendre entièrement l'étalonnage du pilote en mer, et pour quelques menus travaux.

Menton est photogénique à toute heure...

Seconde séquence italienne


12 octobre : nouveau départ vers l'Italie. Vent d'ouest force 2 à 3, nous longeons la côte ligure en alternant voiles et moteur. Mouillage pour la nuit après 36 nautiques à Andora avant la traversée du Golfe de Gênes. 

Andora

13 octobre : départ à 5 heures du matin par petit vent de nord, route au moteur puis sous voiles cap à l'est. En fin de matinée, le vent passe sud-est, fraîchit et nous dévie vers le nord-est. Nous réduisons au 1er ris avant de finir au moteur face au vent qui a beaucoup molli pour le dernier tronçon, 69 milles au total. 

Trace GPS des traversées du golfe de Gênes



Mouillage peu avant le crépuscule devant Monterosso, la première des cités des Cinqueterre en venant du nord, et le seul mouillage à peu près praticable dans cette réserve très règlementée. Le découpage des zones est compliqué. Je mouille par erreur en zone B, mais un pêcheur vociférant vient nous enjoindre d'aller plus loin, en zone C plus à l'est. 
  
Sur les Pagine Azzure
Sur la carte Navionics

Nous ancrons de nouveau sur un fond de bonne tenue mais ce mouillage s'avère rouleur une bonne partie de la nuit malgré l'absence de vent.

Mouillage devant Monterosso

14 octobre : nous allons longer toute la zone des Cinqueterre du nord au sud, au moteur à petite vitesse. Le temps est malheureusement très nuageux mais le spectacle vaut la peine.


Délimitation du Parc Naturel des Cinqueterre

Monterosso :

  



Vernazza :

  




Corniglia :

  




Manarola :

   



Le petit train qui dessert tous les villages depuis La Spezia

Chemins de randonnée : plutôt vertigineux...

Riomaggiore :

  




Nous arrivons en fin de matinée à la passe de Porto Venere pour prendre une place au beau milieu du port. 









Le cadre a beaucoup de charme et l'accueil par les agents du port est parfait : prévenance et gentillesse à l'italienne !




Nous y restons 3 nuits, base idéale pour la visite des Cinqueterre et de la cité médiévale de Porto Venere : étape touristique et gastronomique qui nous laisse comblés !

Petit diaporama sur la ville :




Et un diaporama sur les Cinqueterre :




17 octobre : nous quittons le port avant le lever du jour sous un vent d'est instable et un ciel encore chargé. 








La traversée du Golfe de Gênes dans le sens est-ouest se fait cette fois en ligne droite, sous voiles ou au moteur selon le vent. Un front passe au milieu du parcours, amenant une renverse du vent qui tourne sud-ouest force 2 à 3. 









 


Passager clandestin :
une belle aigrette blanche

Nous atteignons la côte à 20h après une traversée de 79 milles, pour mouiller de nuit devant Diano Marina, relativement abrités de la houle d'ouest par une énorme digue au sud du mouillage.

Diano Marina


18 octobre : levée du mouillage à 7 heures et nouveau départ nocturne pour la dernière étape qui se fait surtout au moteur par un faible vent de nord et un ciel toujours couvert. 
 


 


Notre arrivée dans le golfe de Fréjus est saluée par un violent grain avec de bonnes surventes, et nous sommes amarrés à Port-Fréjus à 17h30 après 67 milles.
 

Trace GPS de l'ensemble du parcours

L'ensemble de cette boucle nous aura fait parcourir 338 milles en 15 jours, sans étape de nuit au prix de quelques levers très matinaux. Le temps a été clément bien que souvent nuageux, avec des vents modérés qui nous ont permis de marcher sous voiles une bonne partie des étapes. Nous avons eu un peu de chance : la météo s'est déchaînée quelques jours après notre arrivée, en prélude aux tempêtes hivernales dont la saison approche.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Laissez vos commentaires ici