20 juillet 2013

Clifton : escale mouvementée (ter)


antillesC'est avec une certaine appréhension que je retrouve Clifton, moins encombré qu'en mars dernier mais marqué par le souvenir des avaries qui s'y étaient concentrées.

Il semble que Shrubb ait un problème avec cet endroit : nous y aurons bien notre (petite) galère du jour !







Après un mouillage encore difficile avec 28 nœuds de vent, nous débarquons pour le passage en douane et un petit avitaillement au marché aux produits frais, au contact de cette adorable population.
Les formalités sont rapides : il n'y a plus besoin de la petite excursion vers l'aéroport pour les formalités d'immigration, tout est sur place.
 
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20 juillet : tout allait bien... Nous relevons le mouillage, le guindeau ronronne, puis tout s'arrête. Très désagréable sensation de déjà vu : la chaîne remontée à mi-course, le guindeau en panne. Ça tient encore au fond, on démonte le fautif, Mohamed repère un fil un peu dénudé, mais rien ne marche, le moteur refuse de tourner. Pas d'hésitation, l'annexe à l'eau, nous fonçons chez Unitech (je devrais demander un abonnement...), heureusement ouvert ce samedi.
 
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Une adresse à conserver précieusement...


Une demi-heure plus tard le costaud patron est sur Shrubb, fait le tour du problème... et réarme le disjoncteur !! Je ne suis pas trop fier mais bon, nous voilà sauvés. Après avoir servi un bon verre de rhum au patron (il est 10h du matin, ça lui va...), nous pouvons reprendre notre manœuvre. Eh bien il y a toujours un problème : le guindeau tire bien mais l'ancre est coincée au fond sous une roche, ce que confirme Mohamed qui va vérifier en plongée.
 
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Tout s'explique : en dérapant à la remontée, l'ancre est venue s'encastrer sous ce caillou, le guindeau a chauffé et disjoncté.
La situation devient rationnelle mais nous ne sommes toujours pas tirés d'affaire.









Il y a trop de fond pour tenter de dégager l'ancre en apnée. Sur les indications de Mohamed, la patte d'oie de nouveau frappée sur la chaîne, je vais mettre les moteurs en arrière pour tirer dans le sens inverse de l'ancre. Je n'y arrive pas : le vent encore à plus de 25 nœuds m'empêche de me mettre en travers. Je vais passer par-dessus l'ancre puis battre en arrière à fond : après trois tentatives, l'ancre se décroche enfin. La chaîne est remontée, l'ancre n'a pas de dégât. Il nous aura fallu 3 heures : au revoir Clifton ! 
 
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A suivre ici
 

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