7 juillet 2011

L'anticyclone nous met la pression

Transat 2011 - 4

Jusqu'au bout nous aurons joué au chat et à la souris avec ce second anticyclone. 

Après l'avoir contourné par le nord, quelle déconvenue : il revient sur nous ! 

Nous sommes prêts à nous avouer vaincus par le monstre mou et à affronter de nouveaux jours de pétole, alors que le baromètre grimpe et dépasse les 1030 hPa. Mais surprise...





Au beau milieu de l'anticyclone, là où la météo et notre routeur nous prédisent encore plusieurs jours sans vent, nous trouvons un bon force 3 à 4 de nord, rafraîchissant à tous points de vue ! J'ai beau vérifier les cartes et les bulletins météo, c'est tout à fait illogique mais le fait est là. C'est peut-être en raison d'une pression encore plus élevée que les mesures météo, atteignant 1032 hPa.

Toujours est-il que Teles n'en demandait pas plus pour accélérer.
 
Je mets le cap direct sur Horta en vent travers après avoir affalé le spi qui commençait à s'affoler.

A force de faire du nord, nous sommes franchement au-dessus de la latitude des Açores et le fond de l'air est frais : plutôt genre Bretagne que Caraïbes, avec ciel couvert et petit crachin.
  
On ressort les tenues d'hiver, avec un certain plaisir d'être libérés de la chaleur fatigante des
semaines passées.

Un bonheur ne venant jamais seul, notre ligne ramène un espadon. Et c'est reparti pour de nouveaux festins pendant 2 ou 3 jours.

Juste la bonne taille

Nous sommes sur une route maritime, les rencontres de cargos sont nettement plus nombreuses, plusieurs par jour.
 

L'un d'eux s'est détourné à notre approche et nous a salués d'un gigantesque coup de corne, impressionnant sur cet océan désert.
 
Les routiers sont sympa !

Il y a de la faune : plusieurs tortues, 2 couples d'oiseaux qui nous suivent depuis 2 semaines sans que jamais nous ne les voyions se poser, et rendez-vous quotidien avec des familles de dauphins.

L'anticyclone nous dépasse par le nord puis se déporte à notre sud-est.
  

Nous arrivons à tenir longtemps sous voiles, grâce surtout au code zéro
 
Quand le vent vient de face à moins de 5 nœuds nous n'aboutissons plus qu'à des bords carrés et il faudra de nouveau des heures de moteur pour avancer.
 

Un beau matin, le moteur s'arrête : plus de gazole ! Il n'y a plus qu'à recharger avec le jerrycan de réserve. Désormais plus de route au moteur, on fera avec ce qu'on a. Il reste 375 milles à courir.


A suivre ici
 

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