9 avril 2010

Otages à Porquerolles

Porq0410_A.jpgY va-t-on, y va-t-on pas ? Météo très instable en vue du week-end de Pâques, de la pluie et du mistral encore et toujours...

François doit amener à Porquerolles tout un équipage de Genève sur son Dufour 45 depuis Toulon, c'est l'occasion. Donc on y va !






Belle navigation depuis Fréjus : en 6 heures au portant je rejoins Hyères, où je charge mon équipière favorite. Le tronçon Hyères-Porquerolles est un régal avec le nouveau foc : par un bon force 5 au près serré sous un ris et sur une mer plate, en tirant des bords quasi-perpendiculaires, nous atteignons Porquerolles en une petite heure. Même Armelle a apprécié !

 
Porq0410c_06.jpgPorquerolles : le port, au fond la presqu'île de Gien

Et voilà François et son grand vaisseau comme quasi-voisin de ponton !
 
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François est bien entouré...

Le lendemain, le temps est plus clément que prévu : d'abord gris, le ciel s'éclaire pendant que le vent se lève puissamment et ne cessera pas de la journée. C'est un temps à balades dans l'île.
  
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Le "Moulin du Bonheur"

Porq0410c_45.jpg   Le Fort Agathe
 
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Le plan d'eau de la rade d'Hyères
 
Lundi : les BMS (bulletins météorologiques spéciaux) se succèdent, tous plus terribles les uns que les autres - force 7,8, rafales à 9. Nous sommes pile dans la zone du plus fort mistral, qui s'arrête à Porquerolles. Aucun bateau ne fait mouvement de toute la matinée, et on attend...
 
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En début d'après-midi, le vent souffle toujours entre 25 et 35 nœuds dans le port, donc plus de 40 en mer. Les femmes (et les enfants ? non, finalement il n'y en avait pas...) vont être évacuées sur le continent par la navette de la Tour Fondue. Quelques téméraires tentent de sortir mais au prix d'acrobaties dangereuses.
 
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A 16 heures ça commence à se calmer. Des bateaux bougent. Je vais enfin partir, car je sais que ça va très vite tomber. Il y a encore 25 nœuds dans le port quand je largue les amarres, aidé de François et d'un autre voisin de ponton - aide précieuse, on me retient par une aussière sur laquelle je pivote contre le vent avant de pointer l'étrave vers la sortie.
 
Porq0410c_64.jpg
 
La route vers Fréjus est un grand classique méditerranéen : départ à plus de 9 nœuds sous 2 ris au portant, puis le vent mollit, 1 ris largué, puis voile haute, renverse du vent à 180° en une minute, 12 nœuds de face, au près avec des bords jusque sous le cap Lardier, puis le vent tourne au nord et les dernières heures seront au moteur. 

Et il ne fait pas très chaud à l'arrivée à Fréjus au milieu de la nuit...
 

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